James ELLROY | Destination morgue

Sous prétexte de retracer l’évolution des mentalités à Los Angeles du début des années soixante jusqu’à notre époque, Ellroy utilise d’une façon malsaine divers thèmes sociétaux: crimes non élucidés en leur conférant un parfum de nostalgie, ou bien erreurs judiciaires comme le procès O.J Simpson qui tend à démontrer le goût des gens pour tout ce qui est relaté par les tabloïd et qui préfigure la télé-poubelle, ou encore les sanglants combats de boxe.

Il commence son récit en retraçant une énième fois son passé d’obsédé, de drogué, d’alcoolique, marqué par l’assassinat de sa mère et la coexistence avec un père faible qu’il finira par mépriser.

Le dernier texte est une nouvelle qui mêle le milieu du cinéma et celui de la police, dérangeante par sa crudité, sa vulgarité, son style. Il critique le public pour ses goûts de voyeur mais lui offre le plus excessif des exemples de cette sorte de littérature.

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