Gilles Leroy | Alabama Song

Ce n’est pas une biographie de Zelda Fitzgerald et pourtant on a du mal à penser à autre chose qu’à cette femme vampirisée par son marie qui a toute sa vie tenté d’exister par elle-même, en écrivant, en peignant, en aimant ailleurs, en détestant aussi les proches de Fitz.

Quand il se rencontrent en Alabama en 1918, elle, belle fille à la réputation déjà provocante, lui, jeune officier qui veut devenir écrivain, ils vont devenir le couple le plus en vue des années 20 et mèneront une vie tapageuse et luxueuse jusqu’au début des années 30 où ils plongeront de façon pathétique dans la folie.

C’est Zelda qui nous raconte ce qu’elle vit, sa souffrance près d’un mari adoré qui pille ses propres écrits, qui n’est bientôt plus qu’un ivrogne criblé de dettes. Elle, ils ont été les premiers pipoles, mais elle en tant qu’accessoire. A travers ce portrait de femme détraquée, on réagit pourtant avec commisération pour cette femme victime plus que coupable, qui de cures de désintoxications en séjours en asile d’aliénés, n’a pas cesser de lutter corps et âme pour exister jusqu’à sa mort à 47ans, quelques années après celui qui malgré ce qu’il lui a fait endurer, restait son homme tant admiré.

Découvrir sur Amazon.fr
    Russell Banks | Pourfendeur de nuages
    William Kowalski | Le petit bâtard